Deux sources de rémunération
Le courtier peut percevoir des honoraires, payés par le client selon les termes d'un mandat signé avant tout travail. Il peut aussi percevoir une commission versée par la banque qui accorde le prêt. Selon les cabinets et les opérations, l'une, l'autre ou les deux s'appliquent. Dans tous les cas, ces rémunérations doivent vous être communiquées.
La commission versée par la banque, lorsqu'elle existe, rémunère l'apport d'un dossier complet et analysé, qui réduit le travail de l'établissement. Sa transparence est une obligation : vous devez savoir qui rémunère votre intermédiaire, et à quelle hauteur.
Les honoraires prennent le plus souvent la forme d'un pourcentage du montant financé, parfois d'un forfait. Leur niveau varie selon la complexité du dossier : un prêt immobilier classique ne demande pas le même travail qu'une reprise d'entreprise avec plusieurs financeurs.
Ce que dit la loi
Le courtier en opérations de banque doit être immatriculé à l'ORIAS, le registre des intermédiaires en assurance, banque et finance. Ce numéro figure sur ses documents, et vous pouvez le vérifier gratuitement sur le site de l'ORIAS. Il doit aussi disposer d'une assurance de responsabilité civile professionnelle.
La loi interdit à l'intermédiaire de percevoir une rémunération avant le versement effectif des fonds prêtés, en application de l'article L519-6 du Code monétaire et financier. Aucun frais de dossier ou de recherche ne peut donc vous être réclamé d'avance. Le mandat précise la mission, sa durée et la rémunération, et une information précontractuelle doit vous être remise.
Pour les clients particuliers, l'intermédiaire doit en outre adhérer à un dispositif de médiation de la consommation, qui permet de régler un litige à l'amiable.
Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Prenons un prêt immobilier de 250 000 € sur vingt ans. Obtenir un taux de 3,30 % au lieu de 3,50 %, hors assurance, réduit la mensualité d'environ 25 € et le coût total d'un peu plus de 6 000 €. La négociation de l'assurance emprunteur, des garanties et des frais de dossier peut ajouter au gain.
Cet exemple illustre la méthode : comparez le coût du courtier au gain total obtenu sur la durée du prêt. Pour un financement professionnel, le gain se mesure aussi en garanties personnelles évitées, en délais tenus et, pour les dossiers difficiles, en accord obtenu.
Ce que vous payez vraiment
Au-delà du taux, le travail d'un courtier consiste à structurer le dossier, choisir les établissements dont la politique du moment correspond à votre profil, présenter le projet au format attendu par le comité de crédit, puis négocier les conditions et suivre le dossier jusqu'au déblocage des fonds. Pour un chef d'entreprise, ce sont souvent plusieurs semaines de démarches épargnées.
Notre article pourquoi faire appel à un courtier détaille ces apports.
Comment Finelix se rémunère
Rien n'est dû avant l'obtention des fonds. Notre rémunération est un pourcentage du financement obtenu, annoncé dans le mandat de recherche avant tout travail, et due uniquement en cas de succès. L'avis de faisabilité initial est gratuit : si le dossier n'a pas de chance raisonnable d'aboutir, nous vous le disons.
Cette règle nous oblige à ne prendre que les dossiers que nous pensons pouvoir faire aboutir, et à consacrer à chacun le temps nécessaire. Elle aligne notre intérêt sur le vôtre : nous ne sommes rémunérés que si vous obtenez votre financement, dans des conditions que vous avez acceptées.
Les vérifications avant de signer
- Le numéro ORIAS du cabinet, vérifié sur le registre officiel.
- Un mandat écrit précisant la mission, la durée, l'exclusivité éventuelle et la rémunération.
- L'absence de toute demande de paiement avant le versement des fonds.
- La transparence sur la commission éventuellement versée par la banque.
- Les références et le périmètre de spécialité du cabinet. Notre article sur les courtiers fiables complète cette liste.
Cet article a une vocation d'information générale et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les règles citées sont celles en vigueur à sa date de rédaction. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.